Protéger vos proches, épargner pour l'avenir, ou les deux ? Selon votre situation, la bonne réponse n'est pas toujours celle qu'on vous propose spontanément. On fait le tri avec vous.

L'assurance vie répond à deux besoins très différents : protéger ses proches si l'on venait à disparaître, et épargner pour l'avenir. Certains contrats font l'un, d'autres les deux à la fois. Comprendre cette distinction est la clé pour ne pas payer pour ce dont on n'a pas besoin.
Verse un capital à vos proches si vous décédez pendant la durée du contrat. Aucune épargne constituée : si rien ne survient, les primes sont consommées, comme pour une assurance ménage. En contrepartie, les primes sont faibles pour une couverture élevée.
Combine une couverture décès et la constitution d'un capital versé à l'échéance. Plus rassurant en apparence, mais les primes sont nettement plus élevées et une partie sert à financer la couverture, pas votre épargne.
« Ai-je besoin de protéger quelqu'un, d'épargner, ou des deux ? » Si personne ne dépend financièrement de vous, une couverture décès importante n'a pas d'utilité. Si vous avez des enfants en bas âge ou une hypothèque à deux revenus, elle devient au contraire prioritaire. Séparer les deux besoins (une assurance décès bon marché d'un côté, une épargne 3a de l'autre) se révèle souvent plus efficace et plus souple qu'un contrat mixte. Mais pas toujours : cela dépend de votre discipline d'épargne et de votre situation fiscale.
| Dans le pilier 3a | Dans le pilier 3b | |
|---|---|---|
| Déduction fiscale | ✓ jusqu'à CHF 7'258 (2026) | — sauf déductions cantonales |
| Disponibilité du capital | Bloqué jusqu'à ~5 ans avant la retraite | Libre |
| Choix des bénéficiaires | Encadré par la loi | Libre |
| Souplesse des versements | Plafonnée | Totale |
Si vous avez déjà une assurance vie qui ne vous convient plus, ne résiliez rien avant d'avoir fait le calcul. Selon l'ancienneté du contrat, il existe souvent des alternatives moins coûteuses que la rupture sèche : mise en réduction, suspension des primes, transfert. Nous analysons systématiquement l'existant avant de proposer quoi que ce soit de nouveau.
Aucun quota de contrats à placer : si vous n'en avez pas besoin, on vous le dit.
Frais et rendements réels détaillés avant toute signature.
Un contrat qui s'ajuste quand votre vie change.
L'assurance décès ne verse un capital qu'en cas de décès pendant la durée du contrat : c'est une pure protection, peu coûteuse. L'assurance mixte y ajoute une épargne restituée à l'échéance, mais avec des primes bien plus élevées. La première protège, la seconde protège et épargne, moins efficacement qu'une épargne dédiée, dans bien des cas.
Si elle est souscrite dans le cadre du pilier 3a, oui : les primes sont déductibles jusqu'au plafond annuel, soit CHF 7'258 en 2026 pour une personne affiliée à une caisse de pension. Dans le cadre du 3b, il n'y a pas de déduction au niveau fédéral, mais certains cantons prévoient des déductions propres.
Plusieurs options existent selon le contrat : suspendre temporairement les versements, réduire la prestation assurée, ou mettre le contrat « en réduction », il continue alors sans nouveaux versements, avec une prestation diminuée. La résiliation pure et simple est presque toujours la solution la plus coûteuse. Parlez-en avant, pas après.
Oui, et sans exception. Une omission ou une inexactitude dans le questionnaire de santé peut autoriser l'assureur à réduire, voire refuser la prestation le jour où elle serait due, c'est-à-dire au pire moment pour vos proches. Mieux vaut une prime légèrement plus élevée qu'une couverture qui ne fonctionne pas.
Beaucoup moins qu'un conjoint marié. Sans disposition particulière, un partenaire non marié n'a en principe droit ni à une rente de survivant, ni à une part successorale légale. Une assurance vie avec clause bénéficiaire adaptée est souvent le moyen le plus simple de corriger ce déséquilibre, c'est une situation que nous voyons très régulièrement.
Un rendez-vous pour évaluer votre besoin réel, sans engagement.